Ce samedi 20 septembre, le King of K-Pop a illuminé la salle de La Défense Arena avec un show spectaculaire devant plus de 40 000 personnes pour la seule date européenne de sa tournée ÜBERMENSCH.

G-DRAGON : un pionnier de Corée vers la France
Depuis plus d’une décennie, G-Dragon (Kwon Ji-yong) incarne une dialectique rare entre starisme pop coréen et conscience artistique globale. En tant que leader du légendaire groupe BIGBANG, il a d’abord conquis l’Asie. Mais ce qui le rend intemporel, c’est cette quête constante de dépassement — non seulement dans la musique, mais dans la mode, la performance visuelle, le statement culturel.
Cet homme-là ne se contente pas d’exporter la K-pop : il la réinvente au contact des cultures qu’il traverse. En France, son aura a déjà trouvé des échos : par exemple, il a participé au Gala des Pièces Jaunes en janvier 2025 à Paris, mêlant son nom à une cause nationale, se faisant ainsi complicité avec le public français.
C’est cette fine porosité entre son univers et les sensibilités françaises — l’élégance, le goût pour le visuel, le désir d’émotion — qui rend sa venue à Paris si attendue.

ÜBERMESCH, l’album de son retour et le world tour
En février 2025, G-Dragon signe son retour solo avec Übermensch, son premier album « complet » depuis plus de 11 ans. L’œuvre s’impose d’emblée comme un manifeste artistique — à la fois intime, conceptuel et profondément audacieux.
Le titre, emprunté à la philosophie de Nietzsche, évoque l’idée d’un être en perpétuel dépassement, qui forge sa propre voie au-delà des conventions. En choisissant ce mot, G-Dragon ne célèbre pas la supériorité, mais la transformation, le refus du statu quo, la quête de sens au milieu du chaos moderne. C’est une résonance directe avec sa trajectoire d’artiste : celle d’un homme qui, à chaque ère, se réinvente pour survivre et créer, sans jamais se répéter.
Musicalement, Übermensch traverse des paysages contrastés : des titres fougueux et puissants comme “DRAMA” ou “TOO BAD”, jusqu’aux morceaux introspectifs, presque méditatifs, où il expose sa vulnérabilité. L’album est acclamé à travers le monde et consacre G-Dragon non seulement comme une icône pop, mais comme un créateur conceptuel.

Paris : l’unique escale européenne du voyage en 4 actes
Tous les regards européens, les espoirs des fans de Madrid à Berlin, convergent vers ce moment unique. Pour les fans français, c’est comme si la scène mondiale se repliait pour une nuit sur leur territoire.
Le show est pensé comme un voyage en qu’âtre actes, séparés par des extraits de visuels qui reprennent les codes généraux des chansons et probablement de la pensée de l’artiste. En ça, le concert prend des allures d’épopée et rejoint le titre ainsi que la vocation de dépassement. Aussi, les phrases projetées sur les écrans géants sont des sortes de mantras faisant écho à la vie, ses étapes et ses apprentissages. C’est tout un environnement qui se dessine autour des mots de GD et qui figure ses intentions.
D’un point de vue scénique on salue évidemment la qualité des danseurs (avec les Kwon Twins) et des chorégraphies qui portent les différents tableaux. Le band a l’arrière envoie du lourd aussi et ça danse dans l’Arena dès le début du show !
GD a gâté Paris et toute l’Europe avec ses ajouts taillés sur mesure pour l’occasion : un mix sur Lady Marmelade avec le « voulez-vous coucher avec moi ce soir ? » prononcé en français devant une Arena hurlante de joie. Mais ce n’est pas tout : il est apparu avec un tout nouveau costume signé CHANEL pour faire raisonner son titre emblématique HEARTBREAKER.
Bref, le show de G-DRAGON est un tableau complet entre laser, costume et voix impeccable, il a montré une fois encore à quel point il était incontournable et inoubliable.
Paris était en fête ponctuée de quelques mots en français faisant vibrer le public pour des chants collectifs, des flashs de lightstick, des fan projets (tifos, bannières) notamment sur A BOY. Ce n’est pas juste un concert, mais un moment de partage.

Il y a des concerts où l’on se dit “j’étais là” et d’autres où l’on se dit “j’ai vécu”. Le passage de G-Dragon à Paris, pour cette date unique, entre dans cette seconde catégorie.
Dans ce jeu de lumières et de silence, je crois qu’on a entrevu quelque chose d’âpre et de lumineux à la fois : ce désir ardent de se réinventer, de se dépasser, de réunir. Et peut-être, dans le souffle d’un dernier accord, une promesse : que ce moment-là ne s’éteindra jamais vraiment.

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