2025 marque un anniversaire : les 20 ans du festival du film coréen qui se déroule à Paris. Et le programme valait le coup !

Je suis arrivée le jeudi 30 octobre au soir au cinéma Publicis Cinémas, sur l’avenue des Champs-Élysées (quel magnifique lieu), pour assister à l’une des séances de la 20ᵉ édition du Festival du Film Coréen à Paris (FFCP) — qui se tient du 28 octobre au 4 novembre 2025.
L’atmosphère était déjà animée : file d’attente IMMENSE devant l’entrée, avec un public mélangé d’amateurs curieux, d’habitués du festival et de néophytes.
La séance de 20h20 était le film « My daughter is a zombie » succès incroyable en Corée et film d’ouverture du festival. Et je comprend pourquoi. Le film est de PIL Gam-sung, avec CHO Jung-suk, LEE Jung-eun, CHO Yeo-jeong, YOON Kyung-ho…
Voici le résumé : Jung-hwan élève seul sa fille, Soo-ah, passionnée de danse. Quand une épidémie de zombies éclate et que l’adolescente est mordue, Jung-hwan fuit la ville pour se réfugier chez sa mère, dans un petit village côtier. Alors que les autorités traquent les derniers infectés, Jung-hwan doit absolument cacher l’état de sa fille zombie. Et en tant que dresseur animalier, il a plus d’un tour dans son sac…
C’est un film bien tourné, bien joué, alternant tensions, moments à hurler de rire, et tendresse. Il est inspiré d’un webtoon, un peu modifié pour l’occasion, mais tout aussi prenant. Au final, peut être que les zombies sont tout aussi humains que nous 😉
Nous avons eu la chance de pouvoir avoir un Q&A avec le réalisateur juste après le film. Ce que nous avons appris : il s’est lancé un défi avec ce film qui sort de sa zone de confort, il n’a pas collaboré avec l’auteur du webtoon pendant l’écriture du scénario, dans le webtoon le père n’est pas dresseur animalier et le webtoon ne parle pas de K-pop (vous comprendrez en le voyant^^), il voulait un film le plus réaliste possible (et c’est réussi), sa fille adolescente lui fait penser à un zombie parfois avec ses réactions excessives

Le lendemain, j’ai repris le cours du festival dès 16h. Le passage en fin d’après-midi permet, pour moi, de saisir la part « journée » du festival : plus calme, mais tout aussi passionné.
J’ai pu assister donc au spécial Fly Ani et au Shortcuts #1, où j’ai pu voir et des films d’animations et des films avec des vrais acteurs.
Fly Ani : Mention spéciale à La chambre de mon père de Jang Nari, film d’animation traitant des violences intra familiales, de l’impact sur les enfants et de comment réussir sa vie sans un bon père. J’ai beaucoup apprécié aussi My mother’s story de Kim Soyoung, Jang Minhee : Notsae raconte ses souvenirs à sa fille Eunsung. Alors qu’elle se rappelle de sa vie et de son village d’enfance, Eunsung décide d’illustrer la vie de sa mère à travers une bande dessinée, depuis l’année 1927.

Shortcuts 1 : Je vais être honnête, je n’ai vu que des pépites ! DON’T COME BACK de KIM Nam-seok + THE RED FOX de LEE Jiyoon + FURNITURE’S UNKNOWN de BAEK Yunseon + TONGUE de LIM Da-seul + NAIL FLOWER de RHO Eonsik + AN EMPTY ROUND de KIM Jaemin. Je crois cependant que ce dernier court métrage emporte la palme pour le fou rire monumental que j’ai eu. Vive le cinéma coréen !

Le samedi, je n’ai pu assister qu’à une seule séance (Halloween, tout ça tout ça toi même tu sais) : The square, un film d’animation de KIM Bo-sol très touchant, parlant d’un européen envoyé en Corée du Nord pour y travailler et qui tombe éperdument amoureux d’une coréenne, faisant tout pour rester dans le pays. Evidemment, il n’y est pas le bienvenu.

Laisser un commentaire